Depuis de nombreuses années l’économie de la Côte d’Ivoire est basée sur les productions agricoles et animales très variées : cela constitue un grand atout pour la sécurité alimentaire des populations ivoiriennes.
Si la recherche agronomique et zootechnique a permis une amélioration notable de la productivité agricole, il n’en demeure pas moins que des efforts restent à faire dans divers domaines tels que :
* la conservation et la transformation des productions vivrières et de l’élevage,
*l’accès aux denrées alimentaires de base,
*la consommation et l’hygiène alimentaire,
* l’éducation nutritionnelle des populations,
*la valorisation des productions alimentaires locales.
A titre indicatif, il convient de noter que:
* Au niveau post récolte, des pertes importantes (5-50%) sont
Régulièrement enregistrées, en raison notamment de l’insuffisance de compétences à même, d’une part, d’assurer l’application des connaissances biotechnologiques à nos denrées alimentaires et d’autre part, de conduire des recherches dans ce domaine.
*Au niveau de la consommation alimentaire, les préoccupations concernent entre autres, la prévalence de certaines maladies nutritionnelles telles que la malnutrition protéino-calorique, l’anémie, les avitaminoses, le diabète, l’hypertension artérielle, le goitre ainsi que les pénuries et les intoxications alimentaires.
Cette situation, qui constitue un obstacle à la sécurité alimentaire, pose le problème de la nécessité de la promotion de l’éducation nutritionnelle.
*Au niveau de la production animale, le coût élevé de l’alimentation des animaux d’élevage, l’ignorance des techniques modernes d’alimentation par un grand nombre d’opérateurs du secteur, l’insuffisance des connaissances sur l’alimentation des espèces domestiques locales et de la faune cynégétique, constituent un frein au développement de ce secteur, toujours tributaire des apports extérieurs.
En conséquence, le présent Master en Biochimie et Sciences des aliments au sein de l’UFR Biosciences, par le Laboratoire de Biochimie et Sciences des Aliments, qui se justifie par le fait qu’elle vient en renfort aux faiblesses de la plupart des programmes existant, qui ne prennent pas suffisamment en compte ces deux dimensions de la sécurité alimentaire.
Enfin, le Laboratoire de Biochimie et Sciences des Aliments justifie de compétences capables d’assurer les enseignements et les encadrements requis pour atteindre les objectifs du projet.